
Il y a encore quelques années, la recherche de terrain reposait sur un principe simple : aller voir, enquêter, observer, comparer. Aujourd’hui dans un nombre croissant d’États, ce geste élémentaire devient impossible. Certains territoires sont fermés pour des raisons de sécurité, d’autres parce que le pouvoir veut contrôler le savoir, limiter les enquêtes, ou empêcher que certaines réalités soient documentées.
Dans ces contextes, le terrain n’est plus seulement difficile : il devient interdit. Alors comment continuer à produire de la connaissance quand l’accès direct disparait ? Quelles méthodes de contournement, quelles précautions éthiques, quelles sources alternatives permettent encore de travailler ? Et que nous apprend cette nouvelle géographie de l’interdit sur l’état du monde et sur la liberté de recherche elle-même ? Pour cette dernière émission d’une série proposée en partenariat avec l’INALCO, l’Institut national des langues et civilisations orientales et son programme DECRIPT portant sur les transformations du système international et les effets politiques et institutionnels de ces récits civilisationnels qui ont émergé sur la scène mondiale.
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