
Le grand retour des sandwichs ! Ils n’avaient jamais vraiment disparu, mais ils reviennent en force : les sandwichs font un véritable carton. Phénomène culinaire ou simple sursaut de consommation rapide ? Un peu des deux. Une chose est sûre : la pause déjeuner a changé de visage, et le sandwich en est devenu l’icône.
Désormais, il ne s’agit plus seulement de pain et de jambon emballés à la va-vite. Le sandwich version 2025 est soigné, réfléchi, inspiré. Il raconte une histoire, celle du retour à une cuisine de rue gourmande, pratique et bien faite. Le Figaro ne s’y est pas trompé en consacrant un classement complet aux 100 meilleurs sandwichs du moment.
Partout, les adresses se multiplient : food trucks, boulangeries créatives, petits comptoirs cachés ou même restaurants traditionnels… Tous surfent sur la vague. Même les cafés et bistrots s’y mettent, revisitant les classiques à leur sauce. Un exemple ? Le sandwich rillettes-cornichon servi en terrasse, aussi simple qu’efficace, et désormais revendiqué comme une vraie proposition culinaire.
En 2025, le sandwich n’est plus un pis-aller. C’est un choix. Un art de vivre. Et surtout, une promesse de plaisir entre deux tranches de pain.
Et si on variait les plaisirs ? Le sandwich a beau revenir sur le devant de la scène, il n’est pas question de se contenter d’un sempiternel jambon-beurre. C’est tout l’art de bien vivre, en version compacte. Alors, pour nourrir l’inspiration, voici quelques pistes à savourer.
Commençons par un clin d’œil historique. Le sandwich nous vient d’Angleterre, et plus précisément du Comte John Montagu, quatrième du nom. La légende raconte qu’il aurait demandé à ce qu’on lui serve un morceau de viande coincé entre deux tranches de pain pendant une partie de cartes, afin de ne pas se salir les mains — ni interrompre le jeu. Il était comte… des îles Sandwich (dans le Pacifique), ce qui aurait donné son nom à cette invention qui allait faire le tour du monde.
Aujourd’hui, cette idée toute simple est devenue un terrain de jeu pour les chefs comme les amateurs. Sonia Ezgulian, grande prêtresse de la cuisine intuitive, propose des créations pleines de goût et de fraîcheur : un pan bagnat revisité avec aubergines grillées, salade de tomates, olives, oignons, œuf poché et une touche d’estragon. Une ode à l’été, à manger avec les doigts.
Envie d’un clin d’œil british ? Testez un sandwich œufs durs, mayo et cresson, une recette typique des tea rooms anglais, simple, délicate et savoureuse.
Ce samedi, la table des bons vivants rend hommage à l’un des plus grands chefs et pâtissier de l’histoire de notre gastronomie : Marie-Antoine Carême dit Antonin Carême. A l’occasion de la sortie de la série Carême sur Apple TV + le mercredi 30 avril, Laurent Mariotte et toute sa bande retracent l’héritage de ce gastronome du XIXème siècle, à commencer par les recettes que nous lui devons : le diplomate, le croquembouche ou pièce montée et bien sûr le vol au vent, même si ce dernier fait encore l’objet de débat quant à sa paternité, les uns l’attribuant bien à Antonin Carême pour la finesse de la pâte feuilletée quand d’autres historiens signalent qu’il existait déjà avant lui une recette nommée vol en vent, une pâte haute en forme de losange et garnie de fromage. Au-delà de ses recettes qui ont traversé les deux siècles qui nous séparent du pâtissier, Antonin Carême a surtout oeuvré pour une cuisine plus digeste en allégeant les sauce alors très riche sous la mode de l’Ancien Régime, mais aussi pour respecter les produits de saison en cherchant à la cuisiner le mieux possible. Ainsi, il a toujours envisagé la cuisson rapide des légumes frais de printemps dans un bouillon plutôt que de les ajouter à des longs mijotés de viande et de perdre leur saveur.
Antonin Carême est surtout connu pour son rôle de gastro-diplomate : il rentre au service de Talleyrand, ministre des affaires extérieures sous Napoléon alors premier consul. Son travail consiste à préparer et servir les repas diplomatiques, c’est-à